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 LE SEPPUKU

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MessageSujet: LE SEPPUKU   Ven 12 Mar - 3:48

LE SEPPUKU

LES ORIGINES :
La légende veut que Minamoto no Tametomo soit le premier à avoir commis le Seppuku,en s'ouvrant le ventre, en 1156 après avoir tenté un coup d'état contre la capitale. Macabre pratique provenant de Chine et employées par les femmes afin de prouver qu'en n'étant pas enceinte, leur vertu restait intacte.
Le Seppuku apparait donc à l'époque de Kamakura. Dans une période de guerre où l'on tue et torture, il valait parfois mieux se tuer soi-même pour échapper à la souffrance et l'humiliation. Mais pour prouver qu'on ne se tuait pas par lâcheté, le suicide était commis en public "Voyez comment va mourir un homme d'honneur"

En 1716, le livre "Hagakure" va donner un sens encore plus dramatique au Seppuku en en faisant l'une des seules voies de réalisation pour le samouraï qui sera résumé par la phrase célèbre : " La voie du samouraï, c'est la mort."

LES OBLIGATIONS :
Le suicide au Japon est la dernière manière d'assumer un échec. Ainsi on éteint la dette contractée par la faute commise. Il existe quatre grandes raisons de faire seppuku pour les samouraïs :
-La défaite au combat : Le cas le plus connu. A la fin d'une bataille, plutôt que d'être capturé, le samouraï préfère se donner la mort lui-même. Ainsi il peut à la fois prouver son courage, et réparer l'échec de sa défaite. Il évite également, avec la torture, de livrer des secrets militaires de son clan.
- Les remontrances Sad Kanshi ) Souvent pratiqué par les vassaux du Shogun qui accompagnait leurs critiques au gouvernement par leur propre suicide. Cette tradition venait de Chine, où un poste spécial, le censeur impérial, permettait d'adresser ses plaintes à l'Empereur. Nobunaga Oda reçut un jour une lettre de reproches d'un des ses vassaux qui en commettant le Seppuku attira son attention sur la situation catastrophique du Japon.
- La sanction pénale ( Tsumebara ) : Instituée par les Shogun Tokugawa, elle permettait d'éviter la prison ou l'exil aux samouraïs. Privilège accordé à la classe des hauts fonctionnaires militaires, elle épargnait la honte au samouraï et à tout son clan.
- L'accompagnement dans la mort ( Junshi ) : Directement inspiré de la Chine, où cette pratique était répandue, elle était la seule raison qui ne faisait pas suite à un échec.
Lors de la mort de son seigneur, les samouraïs prouvaient leur fidélité et leur attachement en suivant leur maître dans la mort. Cette pratique destructrice causa des pertes irréparables, ces Seppuku collectifs pouvant rassembler jusqu'à 500 guerriers, laissant leur clan exsangue et sans défense. Le Shogun Tokugawa promulgua un édit, en mai 1663, pour mettre fin à cette pratique qui conduisait à une dépense inadmissible de vies humaines.

LE RITUEL :
Le Seppuku se commettait en public, mais devant une assemblée restreinte. L'ensemble de la cérémonie était codifiée et le respect scrupuleux de ces codes était obligatoire.
Sur le champ de bataille où le temps pressait, le guerrier précédait son geste d'un discours et si possible d'un poème d'adieu. En temps de paix, le samouraï habillé de blanc, écrivait un poème, agenouillé sur un tatami et dérrière des paravents préservant des regards.
Avec un poignard spécial ( kusungobu) dont la lame est entourée de papier blanc, le samouraï pratiquait une double incision en croix dans l'abdomen. Une fois la deuxième incision pratiquée, un assistant ( kaishakunin ) placé dérierre lui, lui décollait la tête rapidement d'un coup de sabre. La douleur insupportable était ainsi stoppée, une fois que le samouraï avait fait preuve de son courage.
Les femmes n'avaient pas le droit à ce cérémonial. Elles se coupaient la veine jugulaire avec un poignard ( tantô ) qu'elles possédaient toujours sur elles. Dans certains cas, avec une autre femme, elles se tuaient l'une l'autre en même temps.

LES SEPPUKUS CÉLÈBRES :
L'histoire du Japon est parsemée de personnages célèbres morts par Seppuku. La légende populaire en fait souvent des héros, émue par le caractère désespéré et tragique de leur destins.
Minamoto no Yoshitune : Frère du premier Shogun du Japon Minamoto no Yoritomo et général des armées de ce dernier. Ses victoires et sa célébrité le rendent insupportable à son frère. Pourchassé par les bushis du Shogun, il se donne la mort accompagné par son célèbre compagnon, le moine Benkei ( Yamabushi ).
Hôjô Nakatori : En 1333 acculé à la défaite, ce seigneur de la guerre commit le Seppuku dans un temple près de Kyôto. 432 vassaux se tuèrent avec lui ( Junshi ). Un mois plus tard à Kamakura Hôjô Takatoki se suicide avec près de 500 de ses guerriers, et met fin ainsi à la dynastie de la famille Hôjô.
Les 47 Ronins : Episode très célébre de l'histoire japonaise. En 1701, le seigneur Asano Takumi no Kami est insulté par le maître
de cérémonie du Shogun, Kira Kosukeno-Suke. Il blesse ce dernier d'un coup de sabre, et transgresse ainsi la loi du Shogun. La sentence est immédiate, il doit commettre le Seppuku. Mais ses vassaux refusent de pratiquer le Junshi ( suivre son maître dans la mort ). Ils deviennent alors des Ronins ( samouraïs sans maître ) qui ont failli à leur devoir. On se moque d'eux pour leur manque de courage et de fidélité...et on les oublie. Deux ans plus tard, en 1703, ils attaquent la demeure dumaître de cérémonie, Kira Kosukeno-Suke, et le tuent. Les 47 ronins commettent alors le Seppuku et rejoignent leur maître dans la mort, après avoir prouvé leur fidélité. Cet épisode très connu de l'histoire du japon a fait l'objet de nombreuses pièces de théâtre, de romans et de films Japonais.

LE SEPPUKU A l'ERE EDO :
Après l'unification du Japon, la période des grandes batailles fut terminée, et le rôle des Bushis diminua fortement. De même, les
occasions de démontrer la loyauté à son seigneur devinrent extrêmement rares, et les Samouraïs ne trouvèrent plus que dans le Junshi, l'occasion de prouver courage et fidélité. Mais, du coup, les ravages de cette pratique furent si élevés qu'en 1663, le Shogunat Tokugawa interdit purement et simplement cette coutume, l'assortissant de punitions graves sur la famille et les descendants du Samouraï qui enfreignait cette loi. Le cas le plus connu de désobéissance à cette obligation fut le Général Nogi qui se suicida à la mort de l'Empereur Meiji en 1912.

Le Junshi étant interdit, l'esprit du Seppuku se dégrada assez rapidement. Les seuls cas de suicides permis restaient la réparation
d'une faute personnelle (échec d'une mission, faute accidentelle) , mais surtout la sanction pénale ( Tsumebura ). Dés lors, le cérémonial du Seppuku perdit beaucoup de son côté volontaire pour devenir une simple exécution. Le poignard ne devint même plus nécessaire. Un simple éventail était posé devant le condamné. Lorsque celui-ci s'en saisissait, le Kaishakunin le décapitait aussitôt. La volonté de prouver son courage du Bushi n'avait donc plus place dans une telle cérémonie. A l'ère Meiji, le Seppuku disparut totalement, et seul les actions des Kamikaze en 1945 le rappela à la conscience collective du peuple Japonais.

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