KYOKUSHIN CASTELMAYRAN/SAINT NICOLAS DE LA GRAVE

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Saint-Nicolas de la Grave: 5 septembre 2011
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 LE HARA

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MessageSujet: LE HARA   Lun 31 Mar - 3:54

On entend souvent parler du travail des hanches, ci-dessous l'enseignement de SenseÏ Taiji Kase sur ce sujet:

HARA :
point situé à quelques trois centimètres en dessous du nombril.
« L'importance du Hara (point situé à quelques trois centimètres en dessous du nombril) dans le Budo a deux origines. D'un côté, il y a la méditation Zen. Dans le Zen, on découvrit qu'après la respiration ordinaire ou pectorale, au niveau des poumons, il y avait une méthode pour faire descendre l'air au moyen de la respiration vers le centre du corps, jusqu'au Hara. Cela donnait une plus grande stabilité et plus de facilité à contrôler l'intérieur du corps et les mouvements s'amélioraient notablement. D'un autre côté, il y avait les Samouraïs et certains expérimentèrent que, si au lieu d'utiliser la force musculaire des épaules, on utilisait un emplacement plus vers le bas, c'est-à-dire vers le Hara, les techniques étaient plus efficaces et avec plus de possibilités de réussite. Et comme au Japon, existaient déjà le Kendo, le Ju-Jutsu, etc. comme arts du Budo, petit à petit, le Karate-do parvint à suivre cette voie. Pour cela, il utilisa la respiration de la manière suivante: comprimer l'air vers le Hara, le maintenir là comprimé et utiliser cette énergie extra sous forme de force explosive pour la réalisation des techniques. Respirer correctement vers le Hara et faire cette compression permet de générer une force explosive indispensable par exemple dans les Sambon-Tsuki, Sandan-Tsuki ou les travaux de Hente (techniques successives avec le même bras), qui ne pourraient être réalisées efficacement avec une respiration au niveau de la poitrine ni avec la force musculaire des épaules. Le maximum efficacité n'est possible qu'avec la force explosive que génère la respiration, l'emplacement et la compression dans le Hara. » (T. KASE).
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MessageSujet: Re: LE HARA   Mer 2 Avr - 22:59

salut,

merci pour ces explications du hara. il correspond au dan tien chinois.

il y a sans doute un lien entre dan tien et ming men dans la biomecanique...enfin c est la conclusion de pas mal de gens.
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MessageSujet: Re: LE HARA   Jeu 3 Avr - 2:50


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MessageSujet: Re: LE HARA   Ven 4 Avr - 0:31

hanumanmusashi a écrit:
salut,

merci pour ces explications du hara. il correspond au dan tien chinois.

il y a sans doute un lien entre dan tien et ming men dans la biomecanique...enfin c est la conclusion de pas mal de gens.

cest quoi les liens dans la biomecanique entre dantien et ming men?
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hanumanmusashi
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MessageSujet: Re: LE HARA   Sam 5 Avr - 1:08

salut ninja,

pour repondre a cette question, relit tokitsu "musashi". il evoque
admirablement le lien entre ce qu il appelle "hara" et "koshi" dans le
mecanisme de la marche et donc des arts martiaux (ici du sabre!). le
lien entre ces deux points du corps permet d activer les tensions
diagonales (j avance le pieds droit, le bras droit recule, la jambe
gauche recule, le bras gauche avance...).
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MessageSujet: Re: LE HARA   Dim 6 Avr - 1:33

malheureusement je n'ai pas lu l'cécrit de tokitsu sur musashi Embarassed
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MessageSujet: Re: LE HARA   Dim 6 Avr - 2:29

LE HARA




Tout pratiquant de kendo ou autre art martial japonais sera, tôt ou tard, concerné par la notion de hara. Il semblerait à priori que le hara soit la traduction japonaise du mot ventre si l’on se réfère à la localisation anatomique désignée par les enseignants. En nous documentant davantage nous prenons
connaissance de qualités vagues et mystérieuses attribuées au hara, en général associées à la notion de ki (énergie, souffle). Le hara n’est-il qu’un concept culturel oriental sans réalité pour nous occidentaux (au même titre que le ki) ? Ou recouvre-t-il une réalité transculturelle que nous pouvons espérer connaître ? Tout d’abord, dans le langage populaire, des expressions comme « en avoir dans le ventre » ou « le faire avec ses tripes » indiquent bien que, même dans notre culture, l’importance du ventre en relation avec l’énergie, la détermination, est connue instinctivement. Chose plus surprenante, le champ d’application de cette force ventrale ne se limite pas à l’action physique éprouvante mais est étendu à d’autres dimensions telles la musique et le chant en particulier, les techniques respiratoires et de relaxations, la méditation et beaucoup d’autres pratiques où la force ventrale est mise en évidence. Le chanteur/ poète français reconnu Léo Ferré dans sa chanson « Poète, vos papiers! » utilise à deux reprises le recours au ventre comme pilier de la création artistique. En premier, en parlant de sa créativité…La phrasem’a poussé au ventre comme un axe… puis, plus loin en parlant de la poésie …l’important est ce que ton ventre lui injecte… Encore plus surprenant, dans la société japonaise traditionnelle, un philosophe, un penseur (à plus forte raison un sage) doit nécessairement avoir un hara fort. Avec hardiesse nous pouvons considérer que la notion de hara étalonne l’état d’être, duquel rayonne une qualité d’action correspondante. C’est à dire qu’en absence de hara (un hara vide), l’action sera médiocre et fragmentée, sans inspiration. Inversement,
avec un hara fort l’action sera intégrée, inspirée, pourvue de cette force. Avant de concevoir une
approche pratique du hara, utile dans notre progression en kendo, portons un bref regard à la théorie médicale, éminemment énergétique et globale, des deux grandes civilisations orientales, la
Chine et l’Inde. Selon la médecine traditionnelle chinoise le point énergétique correspondant au hara, nommé qihai (océan de l’énergie) par l’école taoïste, est situé trois doigts sous le nombril. La zone du ventre héberge le foyer inférieur (le tantien inférieur), véritable chaudron créateur d’énergie, en relation avec le foyer moyen (poitrine) et le foyer supérieur (tête). Dans la théorie indienne des chakras (centres d’énergie dont la contrepartie sont les plexus nerveux physiques), le hara correspond à swadhisthana chakra situé sous le nombril en relation avec toute la guirlande verticale des chakras. Il est relié au plexus sacré. De ces considérations, l’aspect vraiment utile pour notre compréhension du hara est la pluralité de dimensions en interrelation. Intéressons-nous à l’aspect physique et à l’aspect énergétique. Le pragmatisme japonais nous apporte un éclairage complémentaire indispensable pour avancer. En accord avec la philosophie du principe unique yin/yang (omote/ura, la face et le dos) hara est mis en relation de complémentarité avec koshi, les hanches ou la région lombaire. Un hara fort s’appui nécessairement sur des hanches fortes. L’inverse est vrai , en renforçant véritablement les hanches on renforce le hara. Pourquoi accorder autant d’importance aux hanches et au ventre? A un niveau physique il faut remarquer que l’ensemble hara/koshi accueille approximativement le centre de gravité du corps. Au niveau du déplacement et de la capacité de mouvement du corps, la seule source de dynamisme se trouve dans nos appuis : nous nous appuyons sur le sol pour bouger. Les chaînes musculaires sollicitées à cet effet (flexion, extension, adduction, abduction, rotation…) passent toutes par le bassin. Nous pouvons facilement expérimenter la différence d rendement et d’assurance entre un déplacement effectué sans conscience des hanches et du ventre avec le même effectué avec un maintien des hanches et du ventre. Un déplacement du corps synchronisé avec un mouvement d’armé du shinaï met en jeu une pluralité de chaînes musculaires dans tout le corps. Les muscles profonds servant au maintien du squelettes sont des muscles blancs (en opposition aux muscles rouges servant au mouvement). Ces muscles nécessitent plusieurs dixièmes de secondes pour finaliser leur réponses à la commande nerveuse, il est donc impossible de les solliciter en cours d’action rapide.
Cette musculature est incontournable dans le maintien du squelette, son alignement, sa sécurité, le support optimum qu’il offrira à un mouvement sain et unifié. Le gainage du corps par la présence du hara s’effectue au plus proche du squelette, s’appuyant sur lui, permettant une mise en mouvement du corps la plus rentable et efficace possible. Si le hara/koshi n’est pas sollicité il y a peu d’harmonie, de force et de continuité dans le jeu musculaire, des zones de fragmentation apparaissent dans l’alignement squelettique, le système nerveux est déjà en retard sur l’action. Par contre, avec un maintien de la zone centrale il y a une harmonisation optimum des chaînes musculaires autour d’un centre fort avec minimisation (idéalement disparition) des zones de fragmentation, le redressement de la colonne vertébrale, une meilleure perception de la verticalité et du centre, l’esprit et le système nerveux sont prêts à l’action. Un centre mécanique fort qui correspond au centre de gravité mécanique, des chaînes musculaires unifiées depuis les appuis jusqu’au sommet du crâne et aux membres supérieurs, le squelette étiré, la vigilance éveillée, nous ne sommes pas loin de l’optimum physique disponible à l’instant T.
Comment organiser notre mise en place du hara/koshi ? A ce niveau physique il est indispensable de mettre en jeu une contraction mesurée et raisonnable des fessiers (essentiellement le fessier gauche), du périnée (entre sexe et anus), des abdominaux (notamment la région sous ombilicale). Le moment le plus favorable pour l’aborder de façon éducative est le kiaï préparatoire. Pendant ce kiaï, dans le temps d’expir, le bas ventre se gonfle un peu (comme si on logeait un petit ballon dans le bas ventre), les reins se cambrent un peu avec un contre mouvement léger de rétroversion du coccyx. Tout ceci s’accompagne simultanément des contractions décrites plus haut. Un kiaï efficace s’enracine dans le hara. Les deux s’alimentent réciproquement. Nous devons veiller à la qualité de la mise en place de notre kiaï en relation avec la création du hara/koshi lors de la prise de kamaé. L’intervention du kiaï et de la respiration dans l’émergence du hara, autant comme cause que comme effet, bascule celui-ci dans la dimension énergétique (ki). Les dimensions physique et énergétique du hara entretiennent des rapports contenant (physique) / contenu (ki). Il existe des techniques de circulation d’énergie qui combinent le travail de l’intention (regard intérieur plutôt que volonté) et de la respiration contrôlée pour nettoyer les canaux subtils (méridiens d’acupuncture, nadis) et éventuellement accumuler de l’énergie. Même s’il est bon de les connaître, ces techniques sortent du cadre stricte de l’entraînement de kendo. Les pratiquants désireux d’approfondir leur
connaissances peuvent consulter les ouvrages de qigong ou de neigong, techniques d’origine chinoise. Petite remarque : peut-il y avoir ippon qui respecte le ki ken taï no ichi (synchronisation parfaite de la coupe, du kiaï et de l’engagement du corps) sans mise en place du hara/koshi ? Si le corps n’est pas unifié par un centre manifesté sans ambiguïté, peut-il y avoir unité de la coupe, du kiaï et de l’engagement du corps alors que nous ne savons pas exactement où et quand se trouve vraiment le corps (dans la main droite, les épaules, les dorsales, le pied droit etc.…) ni s’il s’agit d’un vrai kiaï enraciné ?
L’expression ki ken taï no ichi implique l’existence de hara/koshi, la densification du corps dans ce seul point. La manifestation simple du kiaï n’est pas concevable sans son centre émetteur : le hara. Attention cependant, notre vigilance ne doit pas se limiter au travail de contraction qui, s’il est mené sans discernement, peut mener à une forme de pétrification préjudiciable à la posture et à la circulation d’énergie. Le hara doit être fort, les appuis résolument enracinés. Par contre, nous devons veillerà ce que toute la partie supérieure du corps soit détendue, surtout les épaules, la poitrine maintenue relaxée et ouverte (kokoro actif) et le cerveau (organe physique) tranquille. Seuls les auriculaires et les annulaires des deux mains conservent un dynamisme, les pouces sont maintenus fermés par dessus index et majeur, les paumes des mains fermement en contact avec la tsuka. Hara/koshi est le centre du corps, il est une condensation du corps. L’action est un rayonnement spontané du hara. Le corps dans sa complexité peut être vécu comme une extension organique du hara. Ceci faisant partie de la culture japonaise et du kendo fondamental, cela explique l’extrême précision des consignes gestuelles et posturales. Même la position de l’auriculaire, son tonus musculaire (au même titre que toutes les autres parties du corps) sont précis car dans une seule configuration il est relié au hara dans une continuité physique et énergétique (vécue d’une façon organique, évidente), dans toutes les autres, non. Dès le début de l’apprentissage c’est à chacun de s’approprier les consignes posturales. Une fois l’acquisition posturale dégrossie, nous devons persister dans notre recherche, découvrir et intégrer dans quelles conditions toutes ces consignes sont les émanations de la mise en oeuvre du hara et mènent à lui. Veillons à la qualité du kamaé et du kiaï dans cet esprit. A la lumière du hara, que pouvons-nous remarquer à propos du mokuso (la liste peut être longue) ? J’espère que ce texte aidera à une prise de conscience pratique du hara pour les pratiquants soucieux d’approfondir leur kendo fondamental. C’est sans doute un des seuils qui fait du kendo quelque chose de plus qu’un simple sport. L’expérience du hara en kendo est transposable dans les autres domaines de la vie sans restriction et est un élément non négligeable de l’évolution personnelle

Pierre Baronian
http://www5.big.or.jp/~otake/hey/fude00.htm

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